UNEXX via les échos : le Big Data, l’heure de la désillusion ?

Les données sont au coeur de l’offre d’UNEXX. Cet article paru le 16 août 2016 dans la rubrique débats des échos présente présente un point de vue sur les difficultés rencontrées par les projets de Big Data et des pistes pour les résoudre.
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Se préoccuper de la Strategie IT ne suffit pas, il faut penser aux hommes…

Un récent sondage commandé par la Société pour le management de l’information (SIM) a permis d’identifier que les Directions générales, les Directions informatiques et les Cadres dirigeants des entreprises partageaient les préoccupations suivantes :

1) Alignement Système d’information et métier

2) Renforcer les compétences en technologies de l’information

3) La planification stratégique

4) Attirer de nouveaux professionnels en technologie de l’information

5) Faire un meilleur usage de l’information

6) Gérer le changement

7) Réduire le coût des opérations

8) améliorer la qualité

9) Retenir les collaborateurs

10) la sécurité et la protection de la vie privée

Parmi les points 2-4-9 concernent spécifiquement la gestion des ressources humaines. En effet, si vous n’avez pas des collaborateurs en positions de mettre en œuvre votre stratégie, vous allez probablement perdre la plupart de vos paris. Les entreprises qui réussissent comme Google, Microsoft, Apple, … ont construit leur succès sur les hommes.
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Etre un agent du changement, c’est le réel enjeu stratégique du DSI

La contribution du DSI est souvent évaluée sur la base de la valeur du SI qui est souvent fonction de la maîtrise des coûts, de la qualité de service, et du niveau de risque. Certaines entreprises attendent de leur DSI d’être, en plus, un de leurs plus importants agents de changement. C’est une occasion pour le DSI de se mettre sur le devant de la scène et d’adopter un véritable rôle stratégique. Ainsi, la portée de la responsabilité du DSI dépasse la DSI et couvre aussi l’ensemble de l’entreprise.

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La vie révée du Directeur des Systèmes d’information

Voici, ci-dessous, la relation de quelques échanges avec un consultant en organisation dans le métro parisien sur le quotidien de directeur des systèmes d’information. Cela correspond-il à votre expérience ?

Une fois que vous êtes entré en fonction comme le directeur des systèmes d’information, vous devez faire face rapidement à de nombreux problèmes opérationnels qui donnent lieu à de fréquentes réunions de crise. Vos collaborateurs attendent de vous que vous prennniez les décisions difficiles qu’ils ne peuvent pas prendre et dont ils pensent avoir besoin pour être soutenu dans leur travail quotidien. Vous tentez un mot sur la stratégie, chacun vous écoute poliment, mais ils semblent tous penser : “Oubliez vos illusions! Ici, vous ne traiterez que du dur. Sauf si un tel discours peut soutenir le budget, gardez le pour ce sujet”. Votre équipe s’attend à un changement mais personne ne croit que c’est encore possible.
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Au sein de la DSI, la balance doit-elle encore pencher dans la direction des processus ?

“Trop lourd, trop lent, trop cher”, quel DSI n’a pas entendu une fois, l’écho des paroles de Pascal LAMY, du temps où il était DSI d’EDF, claquer à ses oreilles ? La faible industrialisation des pratiques, voire le manque de professionnalisme, la vitesse et la précipation dans l’action, accompagnent les reproches fréquents faits aux Divisions informatiques lorsques les projets échouent. Même les éditeurs de logiciels, forts de leurs pratiques industrielles, n’hésitent pas à accabler des clients dont l’échec pourrait assombrir leur réputation.

Lorsque, plusieurs années auparavant, l’ères des Mainframes battait son plein, les divisions informatiques avaient un rôle de développement et de gestion des applications, proche d’un métier d’éditeur et de gestionnaire de logiciels internes. La comparaison entre les métiers ainsi que la référence à l’industrialisation, avaient alors un sens. Aujourd’hui, les DSI participent des plus en plus aux prises de décisions stratégiques et tactiques. Les charges d’études se sont accrues de façon exponentielle. Comment calculer objectivement la performance et la productivité d’un chef de projet ? Les métriques connues, telles les points de fonctions ou le nombre de lignes de code, sont inadaptées en regard d’un métier hybride de conseil, de pilote, d’intégrateur et d’assembleur de composants qui doit décider rapidement et fréquemment. Par exemple, la qualité de l’architecture dont l’effort de conception est difficilement quantifiable dans l’absolu, apparait de plus en plus un facteur critique de succès des projets.

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